Here are the three pillars first, then the 2nd in detail: who is insured, how your savings build up and what to check.
The 3 pillars of Swiss retirement provision at a glance
Retirement in Switzerland rests on three levels: the 1st, 2nd and 3rd pillar. A simple image helps to understand how they fit together and what each one brings.
Imagine that your retirement travels with three suitcases. The first, the AHV, is a shared suitcase, filled in particular by everyone's contributions, to cover the essentials. The second, the 2nd pillar, fills up during your career, together with your employer.
Together, these two suitcases aim to maintain a good part of your standard of living. The third, the 3rd pillar, is the one you fill yourself: to make up for what is missing, or to go further.


The 1st pillar: the AHV to cover basic needs
L'AVS, l'assurance vieillesse et survivants, est la prévoyance de l'État. Sa mission est inscrite dans la Constitution : couvrir de façon appropriée les besoins vitaux des retraités.
Toute personne qui travaille en Suisse y cotise, tout comme celles qui y vivent sans travailler. En 2026, la rente AVS de vieillesse va de 1'260 à 2'520 CHF par mois. Une 13e rente s'y ajoute désormais : un douzième de plus sur l'année, soit l'équivalent d'un mois de rente.
Le 2e pilier : préserver son niveau de vie
Le 2e pilier, c'est la caisse de pension liée à votre emploi, aussi appelée prévoyance professionnelle ou LPP, du nom de la loi qui l'encadre. Il complète l'AVS pour vous permettre de conserver, dans une large mesure, votre niveau de vie une fois à la retraite.
Ensemble, l'AVS et le 2e pilier visent à remplacer environ 60 % du dernier salaire. C'est un objectif, pas une garantie : le résultat dépend de votre salaire, de votre parcours et de votre caisse.
Le 2e pilier ne sert pas qu'à la retraite. Il protège aussi en cas d'invalidité ou de décès. Si vous décédez, votre conjoint ou partenaire enregistré peut recevoir une rente, à certaines conditions, ou sinon un montant unique égal à trois rentes annuelles.
Le 3e pilier : la prévoyance que l'on construit soi-même
Le 3e pilier est facultatif. Il permet de compléter les deux premiers selon vos moyens et vos objectifs. On y distingue le pilier 3a, encadré et fiscalement avantageux, et le pilier 3b, plus libre. Pour un salarié qui a une caisse de pension, le 3a est plafonné à 7'258 CHF en 2026.
Le choix entre le 3e pilier A et B dépend surtout de votre situation et de votre horizon de temps.
Qui est assuré au 2e pilier ?
Le 2e pilier en Suisse n'est pas obligatoire pour tout le monde. Tout dépend de votre statut, de votre âge et de votre salaire, avec des règles différentes pour les salariés et les indépendants.
Les salariés à partir d'un certain salaire
Si vous êtes salarié, le 2e pilier devient obligatoire dès que votre salaire dépasse un seuil d'entrée, fixé à 22'680 CHF par an en 2026.
L'âge compte aussi. Dès le 1er janvier qui suit vos 17 ans, vous êtes couvert en cas de décès ou d'invalidité. L'épargne pour la retraite, elle, commence le 1er janvier qui suit vos 24 ans.
Le 2e pilier pour les indépendants : une affiliation facultative
Le 2e pilier pour les indépendants est facultatif, et vous pouvez vous assurer si vous le souhaitez. Sans caisse de pension, vous avez droit à un pilier 3a plus élevé : jusqu'à 20 % de votre revenu net, au maximum 36'288 CHF en 2026.
Pour un indépendant, l'absence de 2e pilier n'est donc pas une fatalité. Elle demande de construire sa prévoyance de façon plus active.
Temps partiel et petits salaires : des lacunes possibles
Un petit salaire peut rester sous le seuil d'entrée. Et même au-dessus, une partie du salaire n'est pas épargnée, comme on le verra plus bas. Le temps partiel, bien plus fréquent chez les femmes, peut ainsi mener à une rente du 2e pilier nettement plus basse. Votre certificat de prévoyance permet de mesurer cet écart.
Comment se constitue votre capital ?
Le 2e pilier fonctionne surtout comme une épargne personnelle. Chaque année, de l'argent est versé sur votre compte de vieillesse, puis rapporte des intérêts, jusqu'à la retraite.
Le salaire coordonné : la part de salaire assurée
Toute votre rémunération n'est pas assurée. La loi retire d'abord un montant fixe, appelé déduction de coordination : 26'460 CHF en 2026. Ce qui reste s'appelle le salaire coordonné.
Prenons un salaire annuel de 60'000 CHF. Une fois la déduction de coordination retirée, le salaire coordonné est de 33'540 CHF. C'est sur ce montant que se calcule l'épargne minimale prévue par la loi, et non sur les 60'000 CHF.


Des cotisations qui augmentent avec l'âge
Chaque année, votre caisse verse sur votre compte un pourcentage de votre salaire coordonné. Ce pourcentage augmente avec l'âge : plus vous approchez de la retraite, plus il est élevé.
Ces cotisations sont partagées avec votre employeur, et votre part est retirée directement de votre salaire. Le règlement de votre caisse précise la répartition exacte.
Intérêts et rente : ce que devient votre épargne
L'argent accumulé rapporte des intérêts. Pour l'épargne minimale prévue par la loi, le taux minimal est de 1,25 % en 2026.
À la retraite, votre capital peut être transformé en rente versée chaque mois. La loi fixe pour cela un taux de conversion de 6,8 % sur cette épargne minimale. Avec un capital hypothétique de 300'000 CHF, cela donnerait une rente de 20'400 CHF par an, soit 1'700 CHF par mois.
En principe, vous touchez votre 2e pilier à 65 ans. Certaines caisses le permettent dès 58 ans en cas de retraite anticipée, et vous pouvez attendre jusqu'à 70 ans si vous continuez de travailler. Rente ou capital : votre caisse vous indique les possibilités prévues par son règlement.
Changer d'emploi, lire son certificat : les bons réflexes
Votre 2e pilier vous suit tout au long de votre carrière. Deux moments méritent une attention particulière : le changement d'employeur et la lecture annuelle de votre certificat de prévoyance.
Ce qui se passe quand vous changez d'emploi
Votre épargne ne reste pas chez votre ancien employeur. Cet argent, appelé prestation de libre passage, doit être transféré à la caisse de pension de votre nouvel employeur.
Votre ancienne caisse vous demandera les coordonnées de la nouvelle. Si elle ne le fait pas, demandez-les à votre nouvel employeur et transmettez-les vous-même.
Entre deux emplois, pendant une formation ou une période de chômage, votre argent reste bloqué sur un compte de libre passage. Si vous n'en ouvrez pas, il est versé automatiquement à une fondation prévue à cet effet, l'institution supplétive. Mieux vaut alors la contacter pour récupérer votre argent et obtenir un meilleur intérêt.
Lire son certificat de prévoyance
Chaque année, votre caisse doit vous informer sur vos droits, votre salaire coordonné, votre taux de cotisation et votre épargne. C'est la loi qui l'y oblige, et ces informations figurent sur votre certificat de prévoyance.
Quelques minutes suffisent pour y repérer l'essentiel :
- votre avoir de vieillesse, c'est-à-dire l'épargne déjà accumulée ;
- votre salaire coordonné ;
- la rente prévue à la retraite ;
- votre protection en cas d'invalidité ou de décès.
C'est aussi ce document qui permet de repérer tôt d'éventuelles lacunes de prévoyance, c'est-à-dire des trous dans votre épargne retraite.
Conclusion
Le 2e pilier est une épargne importante, et pourtant souvent mal connue. Avec l'AVS, il vise à maintenir une bonne partie de votre niveau de vie à la retraite.
Retenez trois idées. Le 2e pilier dépend de votre statut et de votre salaire. Votre épargne se construit chaque année, avec votre employeur. Et elle vous suit d'un emploi à l'autre.
Pour faire un premier pas dès aujourd'hui, retrouvez votre dernier certificat de prévoyance et notez votre salaire coordonné et votre avoir de vieillesse.
Ces deux chiffres suffisent déjà à voir votre retraite plus clairement.
Pour commencer : le Parcours Fondations de l'Académie, gratuit, vous aide à poser les bases de vos finances à votre rythme.
Pour aller plus loin : l'accompagnement individuel de l'Académie vous aide à structurer vos décisions financières, comme la préparation de votre retraite.
FAQ
Is the 2nd pillar compulsory?
For employees, yes, as soon as their salary exceeds CHF 22,680 a year in 2026. With a lower salary, your employer can still insure you on a voluntary basis. The self-employed are not obliged to join, but they can take out cover if they wish.
How much does my employer pay into my 2nd pillar?
In principle, at least as much as you. Contributions must be shared equally, and your employer can choose to pay more than half. Your pension fund's regulations and your pension certificate show the exact split that applies to your situation.
What happens to my 2nd pillar if I change jobs?
It follows you. Your savings are transferred to your new employer's pension fund, and this transfer is compulsory. If you do not yet have a new job, they wait in a vested benefits account. Remember to check on your new certificate that the amount transferred matches the old one.
Can you access your 2nd pillar before retirement?
Yes, but only in certain cases: to buy your main home, to become self-employed or if you leave Switzerland for good. If you move to a European Union country, part of the money stays blocked until retirement. And every withdrawal reduces your future benefits.
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Any investment decision should be made after a thorough analysis of your personal situation, your objectives and your risk profile, and may require the advice of an authorised financial adviser.
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