Le mythe du bon moment :
Personne ne sait quand c'est le bon moment, même pas les experts.
Il existe une idée largement répandue : les professionnels de la finance sauraient quand investir et quand attendre.
Les chiffres racontent une autre histoire. Sur le long terme, plus de 80 % des gérants de fonds d'investissement ne parviennent pas à faire mieux que les indices qu'ils cherchent à surpasser.
Une réalité d'autant plus frappante qu'ils disposent de ressources considérables : équipes d'analystes, outils sophistiqués et accès permanent aux marchés.
À ce jour, aucune méthode n'a démontré sa capacité à identifier systématiquement le meilleur moment pour investir. Si les professionnels les mieux équipés n'y parviennent pas durablement, attendre le contexte idéal a peu de chances de devenir une stratégie efficace.
Ne pas décider, c'est aussi décider.
L'inaction n'est pas une position neutre.
Chaque mois passé à attendre est un mois pendant lequel l'argent ne travaille pas. Un euro investi dans le MSCI World en 1990 vaut aujourd'hui environ 17 euros, malgré les crises économiques, les krachs boursiers et les périodes de récession.
Attendre ne supprime pas le risque. Cela remplace simplement un risque par un autre : celui de manquer des années de croissance potentielle.
Pourquoi on attend vraiment ?
La peur de l'erreur irréversible :
La plupart des investisseurs ne cherchent pas à maximiser leurs gains. Ils cherchent avant tout à éviter de regretter leur décision.
Selon une analyse publiée par Vanguard en avril 2026, quelqu'un qui aurait investi juste avant chaque grande crise boursière des 30 dernières années aurait quand même transformé 45 000 € en 155 580 €. Même en se trompant à chaque fois sur le moment d'entrer, le simple fait de rester investi dans le temps a suffi à produire un résultat très positif.
La véritable erreur irréversible n'est pas d'investir au mauvais moment. La véritable erreur est de repousser la décision.
Le besoin de certitude dans un monde qui n'en offre pas.
Beaucoup de personnes attendent que les marchés se stabilisent avant de commencer à investir.
Le problème est simple : ce moment n'arrive jamais.
Il y aura toujours une élection, une crise géopolitique, une récession annoncée ou encore une inquiétude économique. L'incertitude n'est pas une exception des marchés financiers. Elle fait partie de leur fonctionnement normal.
Attendre sa disparition revient à attendre indéfiniment.
Le paradoxe de l'information.
Nous avons aujourd'hui accès à davantage d'informations financières que jamais.
Pourtant, cette abondance d'informations ne facilite pas toujours la prise de décision.
Chaque expert a son analyse. Chaque prévision est contredite par une autre. Certains annoncent un rebond tandis que d'autres prédisent une chute imminente.
Sans méthode claire, accumuler des informations finit la plus part du temps par créer de la confusion plutôt que de la clarté.
Ce que les données montrent sur le timing
Le coût réel de l'attente.
Les meilleures journées boursières surviennent normalement pendant les périodes de forte volatilité.
Les investisseurs qui quittent les marchés pour attendre des jours meilleurs risquent donc de manquer les rebonds les plus importants. Or quelques journées exceptionnelles peuvent représenter une part significative de la performance totale d'un portefeuille sur plusieurs décennies.
Cinq années d'attente peuvent sembler anodines aujourd'hui. Sur un horizon de vingt ou trente ans, elles peuvent pourtant représenter une différence considérable.
Investir régulièrement plutôt que chercher le bon moment…
Il existe une alternative simple au market timing : l'investissement progressif, aussi appelé DCA (Dollar-Cost Averaging).
Le principe consiste à investir une somme fixe à intervalles réguliers, indépendamment de l'évolution des marchés. Lorsque les marchés baissent, cette somme permet d'acheter davantage de parts et lorsqu'ils montent, les investissements déjà réalisés prennent de la valeur.
Cette méthode ne cherche pas à prédire l'avenir. Elle permet simplement d'investir avec discipline et régularité.
C'est notamment l'approche utilisée par de nombreux investisseurs qui construisent progressivement un portefeuille composé d'ETF diversifiés. Si vous souhaitez comprendre ce que sont les ETF et pourquoi ils sont largement utilisés dans les stratégies d'investissement à long terme, découvrez notre article « Qu'est-ce qu'un ETF ? ».
Comment sortir de l'attente ?
Commencer petit, mais commencer.
Il n'est pas nécessaire de disposer d'un capital important pour débuter.
Le plus difficile ce n'est pas d'avoir le montant à investir il peut être minime. Ce qui est compliqué c'est de passer à l'action.
Investir 10 CHF aujourd'hui permet déjà de mettre en place une habitude et de commencer à profiter du facteur le plus précieux en investissement : le temps.
Se donner un cadre plutôt qu'attendre des conditions parfaites.
Le bon moment ne se trouve pas dans les actualités économiques.
Il se construit à travers une stratégie claire : définir ses objectifs, son horizon de placement, sa capacité d'épargne et son niveau de risque acceptable.
Lorsque ce cadre existe, les décisions deviennent plus simples. Elles dépendent moins de l'actualité et davantage de sa situation personnelle.
C'est précisément l'objectif du Parcours Fondations d'AdvisorOne Academy : aider chacun à construire des bases solides avant de prendre des décisions financières importantes.
Conclusion
Le bon moment pour investir n'est pas une date inscrite dans le calendrier.
Les marchés seront toujours incertains. Il y aura toujours une raison d'attendre encore quelques semaines ou quelques mois.
La seule chose que personne ne peut récupérer, c'est le temps déjà passé à ne pas investir.
Tout le reste peut s'ajuster.
Le temps, non.
Questions fréquentes
Peut-on investir quand les marchés sont instables ?
Oui. Les marchés connaissent régulièrement des périodes de volatilité. Sur le long terme, la durée d'investissement et la diversification ont historiquement eu davantage d'impact sur les résultats que le contexte au moment de l'achat.
Vaut-il mieux investir en une seule fois ou
progressivement ?
Investir progressivement permet de réduire l'importance du timing. Cette approche aide à lisser le prix d'achat dans le temps et peut être plus confortable psychologiquement pour de nombreux investisseurs.
Qu'est-ce que le DCA ?
Le DCA consiste à investir un montant fixe à intervalles réguliers. Cette méthode permet d'investir sans chercher à anticiper les mouvements du marché et favorise une discipline d'investissement durable.
Comment investir sans attendre le bon moment ?
La meilleure approche consiste souvent à définir une stratégie claire puis à l'appliquer régulièrement. Attendre des conditions parfaites conduit fréquemment à reporter ses décisions pendant des mois, voire des années.
Est-il risqué de commencer à investir aujourd'hui ?
Comme tout investissement, il existe un risque de perte en capital. Cependant, rester constamment à l'écart des marchés peut également avoir un coût en faisant perdre du temps et des opportunités de croissance à long terme. Commencez à écrire ici ...